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Ecstasy (MDMA) Présentation Historique L'ecstasy n'a jamais obtenu d'autorisation de mise sur le marché. On a ponctuellement utilisé la MDMA en psychiatrie dans les années 1970 en Californie. Cette pratique a été rapidement interrompue en raison des dommages qu'elle causait. À partir des années 1970 aux États-Unis et plus récemment en Europe, la MDMA est utilisée à des fins récréatives, lors de soirées et de "rave parties". Mode d'action Par l'augmentation de la libération de sérotonine dans le cerveau, ses effets sur le système sérotoninergique, qui est un système neuromodulateur, favorisent un état d'indifférence confiante, voire de sensation de convivialité et la survenue de comportements moteurs répétitifs et toniques. Par la libération de dopamine dans le cerveau, la MDMA a des effets psychostimulants qui accélèrent le rythme cardiaque et diminuent la fatigue. Effets et dangers L'ecstasy provoque tout d'abord une légère anxiété, une augmentation de la tension artérielle, une accélération du rythme cardiaque et la contraction des muscles de la mâchoire ; la peau devient moite, la bouche sèche. Suit une légère euphorie, une sensation de bien-être et de plaisir. Elle s'accompagne d'une relaxation, d'une exacerbation des sens et d'une impression de comprendre et d'accepter les autres. L'usage de l'ecstasy provoque une déshydratation de l'organisme, d'où la nécessité de maintenir une hydratation suffisante, surtout si le consommateur se trouve dans une ambiance surchauffée et fait un effort physique important. Il arrive que l'usager ressente, trois ou quatre jours après la prise, des passages à vide qui peuvent provoquer des états d'anxiété ou de dépression nécessitant une consultation médicale. Une consommation régulière et fréquente amène certains à maigrir et à s'affaiblir ; l'humeur devient instable, entraînant parfois des comportements agressifs. Cette consommation peut révéler ou entraîner des troubles psychiques sévères et durables. En cas d'association avec d'autres substances, les risques sont accrus. La consommation d'ecstasy est particulièrement dangereuse pour les personnes qui souffrent de troubles du rythme cardiaque, d'asthme, d'épilepsie, de problèmes rénaux, de diabète, d'asthénie (fatigue) et de problèmes psychologiques. Les travaux scientifiques établissent une possible dégénérescence des cellules nerveuses dont on ne sait pas si elle est réversible et qui peut entraîner à terme des maladies dégénératives ou des troubles responsables d'une dépression. Chez certains usagers, l'ecstasy peut provoquer une dépendance psychique. Pour ce qui concerne la dépendance physique, les appréciations varient selon les experts. Nathalie (26ans) : "J'ai découvert l'ecstasy au cours d'une immense rave en 1992. J'ai pris de l'ecstasy régulièrement pendant deux ans, puis les premiers effets pervers sont apparus : confusion mentale, agressivité, trous de mémoire, insomnies, maux de ventre... J'ai sombré dans un grand désert. J'ai donc arrêté." Les femmes particulièrement sensibles Cherchant à préciser les effets dune consommation moyenne, les auteurs de létude ont examiné par des procédés dimagerie médicale (tomographies monophotoniques cérébrales) différents groupes de consommateurs et observé des signes indirects daltération des neurones sérotoninergiques (diminution de la liaison aux transporteurs de la sérotonine) chez les femmes ayant consommé dans leur vie plus de 50 pilules decstasy, mais non chez les hommes, ni chez les consommateurs moyens (moins de 50 pilules). De plus, les femmes ayant arrêté depuis un an la prise decstasy avaient un résultat identique à celui des femmes qui nen avaient jamais consommé, ce qui suggère que la toxicité neuronale est réversible. Troubles de la mémoire et ralentissement moteur Des chercheurs américains viennent détendre cette observation aux consommateurs decstasy. En réalisant des PET-scan, ils ont constaté une raréfaction de ces récepteurs dans une zone du cerveau -le cortex orbito-frontal- déjà impliquée dans les comportements compulsifs. La diminution des récepteurs D2 dans cette région pourrait expliquer, en partie, le besoin compulsif des toxicomanes de reprendre de la drogue. Enfin, on sait que lecstasy entraîne une diminution des transporteurs de la dopamine chez les consommateurs, associée à un ralentissement moteur et à des troubles de la mémoire. La même équipe a suivi lévolution de ces altérations après arrêt de la consommation decstasy. En quelques mois, les taux de transporteurs sont revenus à la normale. En revanche, les évaluations cliniques sont restées perturbées. Lensemble de ces résultats mérite bien sûr dêtre confirmé sur un plus grand nombre et complété, tout comme la notion de réversibilité demande à être précisée. Chez lanimal, la réversibilité apparaît incomplète, la densité des neurones sérotoninergiques restant augmentée par endroit et au contraire diminuée dans dautres régions, jusquà sept ans après larrêt de lintoxication. « Lectasy : recherche pilote » Apparue au début des années 80 et négligemment présentée par la presse comme une « Pilule damour », cette drogue est devenue très populaire en moins dune dizaine dannées, « notamment auprès des jeunes » comme le disent les rédacteurs de létude.
Cette étude menée sur le terrain fait une large place aux témoignages et se garde de théoriser les constatations quelle fait. En ce sens, elle ne tombe pas dans le piège fréquemment rencontré en matière de toxico-sociologie : « la drogue, cest simple ; je vais tout vous expliquer ». Au contraire, on avance ici avec beaucoup dhumilité et on semble ne pas ignorer que le cadre de la toxicomanie est par définition fluctuant. Ne pas apporter dexplications définitives à la consommation decstasy, et donc se garder de prescrire des remèdes tout faits ; plutôt faire une photographie précise de la situation pour susciter la réflexion de tous. Témoignages (extrait des forums) " Quoiqu' originelement quelque peu réfractaire au fait de consommer des drogues de synthèse , j'ai pourtant recemment souhaité ; en qualité d'apprentissage, mais aussi par curiosité ; experimenter in vivo ,lors d'un teknival, les effets de la MDMA .Ce fut,imcomparablement,un grand moment dans ma vie d'insatiable toxicophile . " Salut, j'ai consommé pas mal de mdma il y a quelques années (même si j'ai toujours été plus portée sur le lsd), dans des teknivals aussi et autres free parties. Je suis assez d'accord avec toi quant au caractère merveilleux du trip exta, lorsqu'il est au mdma et pas au mda (comme ça arrive souvent), voire pire. J'en ai pris à peu près pendant deux ans et j'ai arrêté, alors que j'ai continué bien plus longtemps le lsd et lsa (j'en prends encore de temps en temps maintenant, rarement). Bref, voici pourquoi j'ai arrêté: parce que les redescentes de mdma étaient pour moi l'exact inverse de l'état de bien-être que la montée induisait, et pendant plus longtemps: pour une soirée de bonheur, je déprimais profondément ensuite, pendant plusieurs jours, remettant tout en question sans trouver de réponse positive. La déprime, quoi. Et puisqu'avec le temps et l'habitude je prenais des doses plus fortes, le problème s'accentuais et j'y ai vu un réel danger. J'ai fini par arrêter. Bien sûr, la redescente du mdma est toujours plus ou moins morose, mais chez des gens prédisposés ça peut vraiment devenir un calvaire. Voilà ce que je voulais ajouter. " Chère amie , " Je suis assez d'accord avec toi sur la redescente, même s'il me semble que tu te fais des redescentes plus longues que celles que je faisais (le mal-être chez moi dépassait rarement 3 jours, et sans prise de médocs, mais en fumant énormément de H) - enfin, de toute façon, c'est variable. Alors, bien entendu, tu fais ce que tu veux, mais à ta place je n'en prendrais pas trop souvent... Parce que tu vois un peu le cycle que ça peut donner: ça ne va pas, on en reprend: je suppose, si tu vas en teknival, que tu dois connaître de ces gens qui consomment des quantités phénoménales d'X, hé bien, oh surprise, quand ils ne se calment pas ils finissent par complètement pêter les plombs... Je crois que c'est important de se donner des limites, mais apparemment c'est ce que tu fais, donc pas de pb en ce qui te concerne. Je suis totalement d'acord avec vos propos,je trouve que les premieres prises de mdma sont reélement enrichissantes,on a vraiment l'impression (l'ilusion??)de comprendre les gens et tout les rapports sociaux.J'ai beaucoup apprecié cette envie de contacte,de briser les barrieres,d'aller vers les gens et de leur ouvrir son coeur,d'etre totalement franc.Ce n'est pas pour rien que le mouvement tek engendre un tel engoument,le mdma resout a lui tout seul pendant quelques heures un probleme reccurent de contact et d'incomprehension entre les gens ,il anéanti certaines normes et pousse les gens a aller les un vers les aures.Le mdma c'est la fraternité... Malheureusement c'est hyper nocif et ces magnifiques effets se font surtout ressentir lors des premieres prises. G été étonné de lire à quel point la descente peu etre difficil pour certain(e)... Moi même je n'ai pas encore ressenti de grosse déprime apres avoir gober & si sa m'arrivait je me dirai que c à cause de la MDMA et qui faut que je me resésisse. Ce que je ressen les jours qui suivent se traduit plutot par un épuisement => Je me sent totalement vider de toute énergi et donc forcément je Dors plus...
Lundi 20 Février 20061 commentaire(s)
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