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THC

Tétrahydrocannabinol

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

(Redirigé depuis THC)
THC

Structure du THC
Général
Formule brute C21H30O2
Nom IUPAC delta-9-tétrahydrocannabinol
Numéro CAS 1972-08-3
Code ATC
Apparence
Propriétés physiques
Température
de vaporisation
200 °C 392 °F
Solubilité 2.8 mg/l (eau, 23 °C)
Caractère psychotrope
Catégorie Hallucinogène
Mode(s) de
consommation
  • Inhalation : fumé
  • Ingestion
Autres noms

voir Cannabis

Unités du SI & CNTP,
sauf indication contraire.

Le delta-9-tétrahydrocannabinol dont l'acronyme est THC, est la molécule la plus connue contenue dans le cannabis. Le tétrahydrocannabinol possède un caractère psychotrope.

Il a été isolé par Raphael Mechoulam et Yechiel Gaoni de l'institut Weizmann à Rehovot (Israël) en 1964.

Médicalement, il semble modérer la douleur.

Sommaire

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Pharmacologie

C'est une molécule fragile, thermolabile et oxydable, s'isomérisant aisément en delta-8-THC (légèrement moins actif), ou se transformant en cannabinol (CBN, très peu d'activité) ou en cannabidiol (CBD, inactif).

Le THC a une hydrosolubilité très basse , mais une bonne solubilité dans la plupart des dissolvants organiques tels que l'éthanol ou l'hexane.

Le THC est une molécule très lipophile, ce qui explique son passage rapide de la barrière céphalo-rachidienne, et donc son effet quasi immédiat lors de sa consommation en joints. Cet aspect lipohile fait qu'il s'accumule dans les graisses, ce qui explique deux phénomènes : le fait qu'il reste présent très longtemps dans l'organisme, et le fait que lors de régimes, certains décrivent des effets cannabiniques.

Le THC se fixe essentiellement sur le récepteur central CB-1. Sa faible toxicité s'explique d'ailleurs de part la répartition de ces récepteurs qui sont peu nombreux dans les zones du cerveau liées aux fonctions essentielles.

Le produit naturellement présent dans l'organisme qui se fixe sur ces deux récepteurs est principalement l'anandamide, une éthanolamide de l'acide arachidonique.

Il existe aussi des formes synthétiques du THC tels que le Marinol, le Sativex ou des analogues (molécules proches) comme le nabilone. Ces produits pharmaceutiques sont généralement pas ou peu psychoactifs. Le THC est approuvé dans de plus en plus de pharmacopées (DAB, USP, ...) pour diverses indications comme les troubles de l'immunité, de l'appétit, certains glaucomes, traitement des douleurs chroniques, sédation, et la liste n'est pas exhaustive.

Les recherches visant à isoler les propriètés psychoactives ont aussi amené à découvrir des analogues parfois 100 à 1000 fois plus actifs que le THC naturel (le fameux THC-V, par exemple). Et les recherches à propos du rôle des endocannabinoïdes sont encore en cours, laissant supposer la découverte d'autres récepteurs cannabinoïdes et d'autres endocannabinoïdes.

THC et cannabis

Dosage, impact du mode de consommation et stockage

La dose active est extrêmement variable d'un individu à l'autre et en fonction du mode de consommation.

Il est essentiellement fumé (ce qui détruit ou isomérise une fraction significative du produit actif), parfois ingéré.

Comme il s'oxyde rapidement, la conservation du cannabis sous forme d'herbe nécessite un séchage complet et soigneux. La résine (haschisch) est plus stable dans la mesure où le THC est mieux protégé de l'oxygène et de l'humidité de par la structure dense.

J'kaz !
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Vendredi 26 Mai 2006Poster un commentaire

Cannabinoïde

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Les cannabinoïdes sont un groupe de substances chimiques qui activent les récepteurs cannabinoïdes présents dans le corps.

Il existe 3 types de cannabinoïdes :

  • les cannabinoïdes végétaux, présents dans le cannabis ou produits de la dégradation du THC ;
  • les cannabinoïdes endogènes sécrétés par des organismes (humain ou animal) ;
  • les cannabinoïdes synthétiques, élaborés en laboratoires.

Sommaire

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Récepteurs de Cannabinoïdes

Il existe actuellement deux types de récepteurs de cannabinoïdes (découverts au début des années 1990) :

  • CB1 : se trouve dans l'hippocampe, le cortex associatif, le cervelet et les ganglions de la base ;
  • CB2 : se trouve dans certaines parties du système immunitaire, dont la rate.

Les récepteurs CB1 semblent être responsables des effets euphoriques et anticonvulsifs du cannabis. Les récepteurs CB2 semblent être responsables de l'effet anti-inflammatoire, et possiblement d'autres effets thérapeutiques du cannabis.

Les études effectuées jusqu’ici semblent confirmer que ces récepteurs peuvent agir sur certains processus neurophysiologiques au niveau du cerveau.

Les chercheurs pensent qu'il existerait encore au moins deux autres types de récepteurs.

Cannabinoïdes végétaux

Historique

Ces cannabinoïdes ont été découverts la première fois dans les années 1940, quand CBD et CBN ont été identifiés. La structure de THC a été déterminée la première fois en 1964. À cause de la similitude et de la facilité moléculaire de la conversion synthétique, on a cru à l'origine que le CBD était un précurseur normal du THC. Cependant, on sait maintenant que le CBD et le THC sont produits indépendamment dans le cannabis.

Propriètés

Les cannabinoïdes végétaux sont presque insolubles dans l'eau mais solubles dans les lipides, les alcools, et d'autres dissolvants organiques non polaires. Tous les cannabinoïdes végétaux sont dérivés de leurs 2 acides carboxyliques respectifs (2-COOH) par décarboxylation, c'est-à-dire catalysés par la chaleur, la lumière, ou les conditions alcalines. Ils sont produits naturellement par le cannabis, et sont concentrés dans une résine visqueuse qui est produite en structures glandulaires connues sous le nom de trichomes.

Liste non-exhaustive

Il y a plus de soixante cannabinoïdes végétaux connus. Le tétrahydrocannabinol (THC), le cannabidiol (CBD) et le cannabinol (CBN) sont les plus répandus et ont été les plus étudiés. Par hybridation, on a pu isoler des espèces produisant en plus grande quantité l'un ou l'autre de ces cannabinoïdes. Par exemple, le chanvre cultivé, principalement destiné à la production de fibres, contient de faibles quantités de THC.

Parmi les autres moins connus, on peut citer :

THC ou tétrahydrocannabinol

Voir l'article détaillé tétrahydrocannabinol.

CBD ou cannabidiol

Le CBD n'est pas psychoactif, et semble modérer les effets euphoriques du THC. Médicalement, il semble soulager les convulsions, l'inflammation, l'anxiété et les nausées. Le CBD a une plus grande affinité pour le récepteur CB2 que pour le récepteur CB1.

CBN ou cannabinol

Voir l'article détaillé cannabinol.

Métabolisme

Une fois dans le corps, la plupart des cannabinoïdes sont métabolisés dans le foie, bien qu'une partie soit stockée en graisse. Le Delta-9-THC est métabolisé en 11-hydroxy-delta-9-THC, qui est alors métabolisé en 9-carboxy-THC. Quelques métabolites du cannabis peuvent être détectés dans le corps et les urines après plusieurs semaines d'abstinence.

Cannabinoïdes endogènes

Les cannabinoïdes endogènes ou endocannabinoïdes sont sécrétés par des organismes (humain ou animal).

Suite à la découverte des récepteurs de cannabinoïdes, les scientifiques ont commencé à effectuer des recherches pour isoler les composés qui activaient ces récepteurs. Le premier de ces composés fut isolé en 1992 et fut nommé anandamide (le nom vient du sanskrit Ananda, déesse de l'éternelle suavité).

L'anandamine a un mode d'action très proche de celui du THC même si sa structure chimique est différente, il possède une grande affinité pour CB1.

Au stade actuel des recherches, cinq endocannabinoïdes sont identifiés : trois sont apparentés à l'anandamide, les deux autres sont le 2-arachidonoyl glycérol (2-AG), et le 2-AG éther. Mais les chercheurs pensent qu'il en existe environ une dizaine.

Les dernières recherches visent à isoler les endocannabinoïdes comme essentiels dans le fonctionnement de l'organisme du fait de leur nombre beaucoup plus important que n'importe quel autre récepteur, ce qui permettrait d'expliquer l'implication du cannabis dans un nombre si grand et si varié d'applications thérapeutiques. Ils stimuleraient la libération d'autres neurotransmetteurs.

L'effet des endocannabinoïdes est sans comparaison avec celui du cannabis. En effet, les endocannabinoïdes sont libérés en petites quantités dans des endroits bien définis, et sont rapidement éliminés. A l'inverse, la consommation de cannabis induit une concentration massive de THC, même si le THC se fixe sur les mêmes récepteurs, sa concentration ne permet pas une élimination rapide et modifie notablement l'effet.

Cannabinoïdes synthétiques

Historiquement, les premières synthèses en laboratoire des cannabinoïdes ont été basées sur la structure des cannabinoïdes végétaux mais de nouveaux composés apparaissent maintenant, basés sur la structure des endocannabinoïdes.

Les cannabinoïdes synthétiques sont particulièrement utiles pour les expérimentations visant à déterminer le rapport entre la structure moléculaire et l'activité du cannabinoïde.

Tags associés : Cannabinoïde

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Vendredi 26 Mai 2006Poster un commentaire

Nabilone

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Nabilone
Noms commerciaux :
Césamet®
Classe : cannabinoïde
Structure chimique de (R,R)-nabilone.
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Structure chimique de (R,R)-nabilone.

Le nabilone est un médicament cannabinoïde, c'est un analogue du dronabinol (ou tétrahydrocannabinol synthétique, l'ingrédient psychotrope du cannabis). Il est commercialisé sous le nom de Césamet® au Royaume-Uni et au Canada où il est prescrit le soulagement de douleurs chroniques ou comme hypnotique.

Le nabilone est un racémate consistant en les isomères ("trans") (S,S) et (R,R).

Dronabinol

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

(Redirigé depuis Marinol)
Dronabinol
Noms commerciaux :
Marinol®
Classe : cannabinoïde
aussi désigné comme THC synthétique

Le dronabinol est le nom du THC (ou delta-9-tétrahydrocannabinol) synthétique, il est commercialisé sous le nom de Marinol®.

Sa demi-vie est de 19 heures et son élimination se fait par voies rénale et fécale.

Il est principalement prescrit contre les vomissements et les nausées pour les patients de chimiothérapie, même si son administration par voie orale peut poser des problèmes.

Mais il est aussi precrit pour augmenter l'appétit pour les malades du SIDA.

Il n'est commercialisé ni en France, ni en Belgique, ni en Suisse.

Tags associés : Nabilone, dronabinol

J'kaz !
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Vendredi 26 Mai 2006Poster un commentaire
 

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Cannabis
en parler aux ados
Ce que les parents devraient savoir

ima36504.jpg (2239 octets)    INSTITUT SUISSE DE PREVENTION DE L'ALCOOLISME ET AUTRES TOXICOMANIES


QU'EST-CE QUE LE CANNABIS ?

Je viens de découvrir que ma fille a apparemment une «habitude» de consommation de cannabis. Je ne connais rien à cette drogue, comment fait-elle pour s'en procurer ? Comment en parler avec elle ? Comment l'amener à arrêter ?

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Nom

Substance active

Classé comme

Types de préparations

Cannabis ou chanvre

THC (delta-9-tétrahydrocannabinol)

Stupéfiant dès 0,3% de THC.

  • Marijuana (herbe, pot, beuh, ganja... ) : Feuilles et sommités fleuries
  • Haschich (shit, hasch, teuch...) : Résine : pâte ferme de couleur variable
  • Huile de cannabis

Mode de consommation

  • Ingestion     boissons (tisane, mélange avec lait ) ou mets, pâtisseries (space cake), confitures
  • Inhalation     joint (cigarette de haschich et tabac ou uniquement de marijuana) ou «bong» (pipe à eau).

Types d'effet

variables selon la substance (quantité, taux THC, mélanges... ), le consommateur (attentes, état d'esprit, tolérance ...) et le contexte.
En général :

  • à dose faible : euphorie, détente, bien-être, loquacité, rires ...
  • à dose forte : hallucination, crise d'angoisse, confusion, ...

Prix indicatifs

  • Marijuana : Fr. 6 à 10.--/gramme
  • Haschich : Fr. environ 10.--/gramme
  • Huile : Fr. 12 à 20.--/gramme

Les jeunes se procurent du cannabis principalement auprès de leurs amis, environ un quart des consommateurs cultive ses propres plants, moins de 5% l'achète dans la rue.

Nombre de consommateurs

  • Chez les 15-19 ans :
    45% environ ont consommé au moins une fois dans leur vie du cannabis.
    24% sont actuellement consommateurs
    7% consomment tous les jours.
  • A titre comparatif on estime qu'environ 4% des 45-59 ans sont actuellement consommateurs de cannabis.

MOTIVATIONS A CONSOMMER

J'ai un problème avec ma mère. J'ai beau lui expliquer que le joint ne mène pas forcément aux drogues dures ou qu'on n'en devient pas obligatoirement dépendant, elle ne parvient pas à me «lâcher». Comment lui faire comprendre que ce n'est pas la fin du monde s'il m'arrive occasionnellement de fumer ?

Consommer ponctuellement un produit n'implique pas forcément en devenir dépendant. La plupart des utilisateurs ne vont pas au-delà d'un usage occasionnel puis arrêtent après un certain temps. Nous pouvons distinguer plusieurs stades de consommation qui se réfèrent à des motivations différentes auprès des consommateurs :

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Expérimentation
  • Fascination, curiosité, besoin de nouvelles expériences et sensations
  • Recherche de plaisir et de détente
  • Pression du groupe de pairs
  • On pense que tous les autres jeunes de son groupe d'âge ont déjà consommé

Beaucoup de mes amis me disent qu'après avoir fumé un joint on se sent très bien et que d'essayer, juste une fois ne nuirait pas à ma santé, que je ne risque pas de devenir dépendant de ça. Je voudrais juste connaître cette sensation d'être bien...

Usage récréatif et occasionnel
  • Recherche de plaisir, de convivialité, appartenance au groupe, recherche de sensations d'ivresse, s'éclater
  • L'accessibilité favorise la consommation sans la déterminer

Je fume des joints de temps en temps. Je trouve ça cool et je trouve pas que c'est pire que de boire de l'alcool. Je considère nullement l'herbe comme une vraie drogue mais comme quelque chose qui rend « joyeux » comme le vin pour certaines personnes.

Usage intensif et abusif
  • Inhibitions, dépression, conflits, carences affectives sont des facteurs de vulnérabilité pour passer d'un usage récréatif à un usage abusif
  • Motifs invoqués : ennui, oubli, fuite de la réalité...

Depuis le mois de juillet je me suis mis à fumer des joints. Au début c'était juste pour essayer et puis au fur et à mesure j'en ai pris de plus en plus souvent et puis maintenant j'en suis arrivé à un stade où je ne sais plus quoi faire, en plus ma copine n'aime pas ça du tout et voilà...

Dépendance
  • Psychique :
    Perte de maîtrise de la consommation, abandon d'autres sources d'intérêt au profit de la substance
  • La vulnérabilité individuelle peut influencer la sévérité de la dépendance

Je consomme du cannabis en moyenne 3-4joints par jour. Je ne sais pas comment faire pour arrêter. Ca me fait peur de consommer tant; j'ai déjà essayé d'arrêter mais je n'arrive jamais. Je dois toujours fumer et si je ne fume pas le soir je n'arrive pas à dormir.

RISQUES

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La gravité de la situation est différente selon les motivations qu'invoque le jeune pour expliquer sa consommation de cannabis. Consommer quotidiennement pour fuir la réalité ou pour un effet particulier nécessaire pour faire face à la vie de tous les jours est bien plus inquiétant que fumer un joint de temps en temps pour passer un moment agréable entre copains.
Beaucoup de messages contradictoires circulent au sujet du cannabis. Tantôt substance banalisée, tantôt substance diabolisée, il est difficile de s'y retrouver... Le cannabis est une substance à faible neurotoxicité; toutefois une consommation chronique n'est pas sans dommages et plus particulièrement chez les enfants et adolescents pour qui une telle consommation peut poser des problèmes psychosociaux importants.

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Que savons-nous actuellement ?

  • Une consommation ponctuelle présente surtout des risques qui sont de mal réagir à la substance (maux de tête, nausées, angoisses, panique...), risques d'accident si l'on accomplit des tâches requérant attention et concentration lorsque l'on est sous effet de la substance (conduire, utiliser des outils...), risques légaux, risque de répéter cette consommation de façon de plus en plus régulière.
  • Une consommation chronique peut provoquer des dommages au système respiratoire si le cannabis est fumé (comme le tabac), des risques de dépendance psychique, de flash-back ainsi qu'une diminution des capacités de la mémoire à court terme.

Certaines études montrent que la consommation de cannabis aurait des conséquences pour les systèmes immunitaire et hormonal... Mais ces résultats ne font pas l'unanimité chez les experts. Et actuellement nous ignorons si l'accumulation de THC (lors d'un usage régulier) provoque des dommages à moyen et long terme.

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Le cannabis ne provoque pas de dépendance physique, c'est-à-dire que le corps ne réclame pas la substance lorsqu'on arrête de la consommer. Par contre il peut induire une dépendance psychique notamment chez les consommateurs réguliers qui peuvent perdre la capacité de maîtriser leur consommation et imaginer ne plus pouvoir vivre sans la substance.
Fumer un joint n'amèneras forcément à consommer d'autres substances comme on a longtemps imaginé. II est vrai que les consommateurs d'autres substances ont souvent auparavant consommé du cannabis mais tous les fumeurs de cannabis ne deviennent certes pas consommateurs d'autres drogues illégales.

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Je ne pense pas que le cannabis soit le seul facteur qui explique les moins bons résultats scolaires de tes camarades... Même si fumer a effectivement un impact sur la mémoire. II y a peut-être d'autres éléments qui jouent un rôle: désintérêt pour l'école, ennui... Pendant longtemps on a pensé que la consommation de cannabis provoquait un syndrome d'amotivation... Actuellement nous savons qu'une consommation accompagne parfois cet état mais n'en est pas la cause.
Oui, c'est vrai. On n'a jamais décrit de cas d'overdose de cannabis qui ait pu mettre la vie d'une personne en danger comme c'est le cas avec l'alcool ou d'autres substances. On ne connaît pas de dose mortelle de cannabis. Mais selon l'état psychique de la personne (tristesse, envie suicidaire...) la consommation de cette substance peut faciliter un passage à l'acte.

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Actuellement la consommation est toujours interdite, cela signifie que tu peux être appréhendé par la police; tu seras alors dénoncé auprès du tribunal des mineurs. En général celui-ci te convoquera avec tes parents afin d'évaluer la situation : l'infraction commise, s'il s'agit de la première infraction ou d'une récidive, mais aussi ta situation globale : scolarité, formation, projets, fréquentations, relations en famille... Et selon ta situation et la gravité de l'infraction le juge peut appliquer différentes mesures qui peuvent être un après-midi de réflexion, une amende, du travail d'intérêt public, un suivi ambulatoire par un organisme spécialisé, un placement en institution...

QUE FAIRE ?

Pourquoi à votre avis tout ce qui touche au cannabis provoque une telle panique chez bon nombre de parents (ce qui n'est pas le cas pour l'alcool, la nicotine ou les médicaments ?)

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Difficile de savoir exactement si son enfant consomme et à quelle fréquence sans en parler ouvertement avec lui. La plupart des jeunes consomment sans que cela pose problème et leur entourage ne remarque parfois même rien.
II arrive aussi que certains parents apprenant la consommation de leur enfant imaginent le pire alors qu'il ne s'agit que d'un usage ponctuel.

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Dans ces situations il s'agit ni de dramatiser ni de banaliser la consommation mais de comprendre ce qu'il en est et ce qui se passe.

Comment aborder ce sujet avec mon enfant ?

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Tout d'abord... Garder son calme... Et essayer de ne pas adopter un discours alarmiste ou moralisateur. Plus on est informé soi-même au sujet du cannabis, moins on sera guidé par la peur. Exprimer sans reproche ce qui nous inquiète, expliquer que l'on ne cherche pas à tout prix à punir mais bien plutôt à comprendre ce qui se passe et au besoin à aider. Décrire les changements observés, les faits objectifs constatés (ex. non-respect de certaines règles familiales, mauvaises notes, abandon de certains loisirs, changement de fréquentations...) et discuter avec son enfant de ce que lui en pense. Parler de comment il va, de ce qu'il vit. Essayer de ne pas focaliser la discussion uniquement autour de la consommation de cannabis mais prendre en compte également d'autres dimensions de sa vie : son comportement en général, ses relations, l'école, ses loisirs, ... Ne pas hésiter à parler avec lui des conséquences possibles de sa consommation et de comment il envisage d'éviter ou de limiter ces risques : par exemple problèmes à l'école (ou à la place d'apprentissage), dommages pour la santé (poumons), risques de dépendance, risque que cette consommation influence les choix de vie qu'il doit faire à l'adolescence, problèmes légaux...

Quand la situation est-elle inquiétante ?

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La consommation de cannabis est banalisée par de nombreux jeunes qui n'y voient aucun problème ... Et qui, par conséquent, ne voient aucune raison de chercher de l'aide ou de suivre un traitement. Toutefois lorsqu'il y a manifestement d'autres signes indicateurs d'un mal-être, il est indispensable de réagir (isolement, humeur fluctuante, réactions extrêmes...). De tels signes peuvent indiquer qu'il y a un usage problématique de la substance mais ils sont parfois symptômes d'un autre problème masqué par la consommation comme par exemple une dépression. Dans ces situations il faut absolument parler de ce qui pose problème (au-delà de la consommation), chercher des solutions et ne pas hésiter à s'adresser à des professionnels qui peuvent aider et conseiller aussi bien le jeune que ses parents.

Que faire si mon enfant consomme du cannabis ?ima36517.jpg (7719 octets)

Souvent les parents cherchent à limiter voire à faire stopper la consommation de leur enfant en supprimant son argent de poche... ce moyen permet effectivement parfois d'atteindre l'objectif visé mais cela peut aussi inciter le jeune à se livrer à du trafic ou à voler pour acheter du cannabis. Une autre réaction courante est de contrôler les fréquentations de son enfant, voire même de dénoncer ceux qui le fournissent en cannabis. On peut également l'obliger à faire des contrôles d'urine... Et que faire s'ils sont positifs ? De telles mesures ont souvent un effet limité et empêche dialogue et confiance pourtant indispensables pour savoir ce qui se passe vraiment et pour chercher des solutions constructives. On peut ainsi passer un "contrat" avec son enfant et fixer des objectifs clairs : par exemple limiter les lieux de consommation (pas à l'école ni à la maison), limiter la fréquence (pas pendant la semaine), éviter certains risques (pas de conduite après avoir consommé, pas de conséquences négatives sur l'ambiance familiale, ni sur les performances scolaires...). II importe de fixer un délai pour faire le bilan du contrat. II n'existe pas de règles types en la matière : les conditions doivent être discuter de cas en cas selon la situation et le contexte.

Ce feuillet d'information est illustré par des questions posées par des jeunes sur le site www.ciao.ch ainsi que par des questions de parents sur le site www.sfa-ispa.ch

Pour d'autres informations, conseils ou adresses dans votre région : tél. 021 / 321-29-85

ISPA, case postale 870, 1001 Lausanne
Fax 021 321-29-40
Email : prevention@fa-ispa.ch
Site: www.sfa-ispa.ch

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Vendredi 26 Mai 2006Poster un commentaire

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Vendredi 26 Mai 2006Poster un commentaire
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